Reducing Health Services for Refugees Through Reforms to the Interim Federal Health Program

  • Andrew C Stevenson McGill University

Abstract

Since 1957 the Interim Federal Health Program (IFHP) has provided temporary health care coverage to refugees and refugee claimants, but in 2012 the Conservative government reformed the IFHP, reducing, or eliminating access to health services for these groups. The government framed the changes around fairness and safety, stating that it would save tax payers $100 million over five years, reduce incentive for migrants with unfounded refugee claims from coming to Canada, protect public health and safety, and defend the integrity of the immigration system. With a Conservative majority, the reform was easily implemented despite a lack of evidence supporting these claims. In 2014, the Federal Court rejected the government's notion of fairness and safety, ruling that the cuts were cruel and unusual treatment of an already vulnerable population. The government appealed this ruling but, in 2016, the Liberals took power and restored funding to the IFHP to pre-2012 levels. Ad hoc evaluations predicted inequitable and adverse impacts on refugees, negative impacts on health, and increased costs to refugees, provincial governments, and health providers. Overall the threats and weaknesses of this reform clearly outweighed the few and unconvincing opportunities and strengths of the program, leading to its demise.

Depuis 1957, le Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI) offre une protection en matière de soins de santé temporaires aux réfugiés et aux demandeurs d'asile. Néanmoins en 2012, le gouvernement conservateur a révisé le PFSI afin de réduire ou éliminer l'accès aux services de santé pour ces groupes. Le gouvernement conservateur a présenté cette réforme au nom des principes d'équité et de sécurité, en affirmant qu'elle ferait économiser 100 millions de dollars en cinq ans, tout en préservant l'intégrité du système d'immigration. Il soutenait que cette réforme budgétaire découragerait les fausses demandes d'asile et protègerait la sécurité nationale et la santé publique. À l'époque où le gouvernement conservateur avait la majorité, la réforme a rapidement été mise en place, malgré un manque de preuves crédibles des affirmations. En 2014, la Cour fédérale a rejeté la notion de d'équité et de sécurité du gouvernement et jugé que ces coupes budgétaires pouvaient être considérées comme une peine cruelle et inusitée à l'encontre d'une population déjà vulnérable. Le gouvernement conservateur a ensuite fait appel de cette décision de la Cour fédérale, mais les Libéraux, arrivés au pouvoir en 2016, ont finalement pu remettre en place le financement du PFSI. Des évaluations ad hoc de cette réforme ont prédit des impacts inéquitables et négatifs, non seulement sur les réfugiés (conséquences négatives sur la santé et augmentations des coûts de la vie), mais aussi sur les gouvernements provinciaux et les fournisseurs de santé. Finalement, les menaces et faiblesses clairement identifiées de cette réforme l'emportaient sur les possibilités et avantages peu convaincants, menant ainsi à sa disparition.

Published
2018-04-25
Section
Provincial/Territorial Health Reform Analyses