Denied the Right to Health Care

Regulatory Changes to Canada's Medical Inadmissibility Provision

  • Kariane St-Denis McGill University
Keywords: immigration, temporary residency, permanent residency, inadmissibility, excessive demand

Abstract

In June 2018, Immigration, Refugees, and Citizenship Canada (IRCC) enacted changes to the medical inadmissibility provision (section 38(1)(c)) of the Immigration and Refugee Protection Act (IRPA) in the form of a temporary public policy. These consisted of raising the cost threshold for defining "excessive demand," and narrowing the scope of "social services" eligible to be deemed a burden to the state when considering temporary and permanent residency applications to Canada. Reasons cited for the proposed changes included promoting the inclusion of applicants with disabilities (such as children in need of special education) and of applicants requiring costly prescription drugs (such as HIV-positive individuals). Although impacts at this stage are preliminary, these amendments are expected to greatly decrease the number of medical inadmissibility findings issued to permanent and temporary residence applicants on a yearly basis. This reform occurred in the context of mounting societal and political pressures calling for a more humanitarian approach to immigration policy. It illustrates important tensions underlying the state's obligation to protect the collective good of society while navigating the ethical implications of exclusionary immigration measures.

En juin 2018, Immigration, Refugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a apporté des changements à la politique d'interdiction de territoire pour motifs sanitaires (section 38(1)(c)) de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, sous la forme d'une politique publique temporaire. Ces changements consistaient à augmenter le seuil de coûts servant à définir un "fardeau excessif," ainsi qu'à réduire le périmètre de définition des "services sociaux" susceptibles d'être perçus comme représentant une charge financière pour l'État lors de l'évaluation des demandes de statut de résidence temporaire ou permanente au Canada.  La promotion de l'inclusion des individus souffrant de handicaps (tels que les enfants ayant besoin d'un enseignement spécialisé) et des personnes nécessitant des ordonnances coûteuses (telles que les personnes séropositives) faisaient parie des raisons invoquées pour les changements proposés. Bien qu'il soit trop tôt pour en mesurer les effets, ces modifications pourraient considérablement réduire le nombre d'interdictions de territoire pour motifs sanitaires émises chaque année à l'encontre des demandeurs de résidence permanente et temporaire. Des pressions sociales et politiques croissantes pour une approche plus humanitaire de la politique d'immigration canadienne ont créé  un contexte favorable pour cette réforme. Celle-ci illustre les tensions importantes  entre l'obligation de l'État de protéger le bien-être collectif de la société et les implications éthiques des pratiques d'immigration restrictives.

 

Published
2019-10-07
Section
Provincial/Territorial Health Reform Analyses