https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/issue/feed Health Reform Observer – Observatoire des Réformes de Santé 2019-02-09T11:51:42-05:00 Nancy Johnson hro_ors@mcmaster.ca Open Journal Systems <p><em>Health Reform Observer – Observatoire des Réformes de Santé</em>&nbsp;is an open access, peer-reviewed, online journal, edited by leading health system researchers from across Canada.&nbsp; HRO-ORS publishes descriptive and comparative analyses of important Canadian health reforms – what happened, how, why, and with what impact. The journal aims to be a bridge between scholars and decision-makers and is successful in reaching top-level health system policymakers and stakeholders across Canada.</p> <p><em>Health Reform Observer - Observatoire des Réformes de Santé</em> est un journal en ligne, gratuit, à comité de lecture, édité par un groupe d'experts en recherche sur les systèmes de santé, de tout le Canada. HRO-ORS publie des analyses descriptives et comparatives des réformes de santé majeures au Canada : ce qui s'est passé, comment, pourquoi, et avec quelles conséquences. Le journal veut être un lien entre les chercheurs et les politiques et est lu par les décideurs au plus haut niveau ainsi que par les parties prenantes dans tout le pays.</p> <p><a href="http://dx.doi.org/10.13162/issn.2291-6369">http://dx.doi.org/10.13162/issn.2291-6369</a></p> <p><a class="twitter-follow-button" href="https://twitter.com/hro_ors" data-show-count="false">Follow @hro_ors</a>
</p> <pre class="url">&nbsp;</pre> https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3685 Establishing a Crown Agency Amid Multiple Service Providers 2019-02-09T11:24:24-05:00 Lisette Dansereau Lisette.Dansereau@umanitoba.ca Mary Jean Hande, PhD MaryJean.Hande@msvu.ca Christine Kelly, PhD Christine.Kelly@umanitoba.ca <p>Directly funded (DF) home care is a policy mechanism where individuals are given funds to arrange their own services by hiring people in their communities or by subcontracting to service provider organizations. In 2017, the Ontario Ministry of Health and Long-Term Care briefly established a crown agency called Self-Directed Personal Support Services Ontario (SDPSSO). The stated goal of the SDPSSO was to create a DF home care program to serve older people, expanding an existing Ontario program serving a small number of younger adults with disabilities. The development of SDPSSO was influenced by the then health minister's ideological belief, pressure to reform home care from multiple stakeholders, and positive (although sparse) international evidence of the efficacy of DF home care among older adults. Reaction to the policy shift included a judicial injunction brought forward by a coalition group of home care service providers, halting implementation. A SWOT analysis shows that the SDPSSO provided as many threats and unknowns as there were possible benefits. A change in provincial government resulted in the dissolution of the SDPSSO in 2018 and the introduction of a family-managed program that continues to exclude older people. It is unclear what future changes may be in store for home care in Ontario.</p> <p><em>Le programme de financement direct (FD) des soins à domicile consiste à transférer des fonds aux individus pour qu'ils mettent en oeuvre eux-mêmes les services dont ils ont besoin en recrutant au sein de leur communauté ou en sous-traitant à des organismes fournisseurs de services. En 2017, le Ministère de la Santé et des Soins de Long-Terme de l'Ontario a mis en place un éphémère organisme de la couronne appelé Services de Soutien à la Personne Autogérés de l'Ontario (SSPAO). L'objectif affiché de SSPAO était de créer un programme de FD pour les personnes âgées, par extension d'un programme déjà en place pour une population restreinte de jeunes adultes handicapés. Le développement de cet organisme peut s'expliquer par une préférence idéologique du ministre de l'époque, des pressions de multiples origines pour réformer le système des soins de long-terme à domicile et des éléments de preuve rares mais favorables sur l'efficacité des soins à domicile FD pour les personnes âgées. En réaction à ce changement de politique, une coalition de producteurs de services de soins à domicile a déposé une injonction en justice, freinant la mise en place de l'organisme. Une analyse FFOM (SWOT) montre que le SSPAO engendrait autant de menaces et d'inconnues que d'avantages possibles. Un changement de gouvernement provincial a conduit à la dissolution du SSPAO en 2018 et à l'introduction d'un programme de gestion familiale qui continue à exclure les personnes âgées. L'avenir des soins à domicile en Ontario est pour le moins incertain.</em></p> 2019-02-09T11:24:24-05:00 ##submission.copyrightStatement## https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3413 Integrating Primary Care, Home Care, and Community Health Services in Ontario 2019-02-09T11:51:42-05:00 Sevrenne Sheppard sevrenne.sheppard@mail.mcgill.ca <p>The<span class="apple-converted-space">&nbsp;</span><em>Patients First Act</em><span class="apple-converted-space"><em>&nbsp;</em></span>is the legislative piece of a large-scale reform in Ontario's health systems governance. Prior to 2017, home and community care in Ontario was managed by Community Care Access Centres (CCACs), which were overseen by Local Health Integration Networks (LHINs) in each region. Both the CCACs and the then provincial government had come under public criticism for inefficient spending, lack of coordination between health care providers, exacerbating existing inequalities with regards to home and community care, and adding an unnecessary layer of bureaucracy to an already strained health care system. The<span class="apple-converted-space">&nbsp;</span><em>Patients First Act </em>was introduced in 2016 in order to better integrate home and community care with primary care, and to improve efficiency, transparency, and continuity of care for patients. This organizational reform was achieved by abolishing the CCACs and transferring their duties to the LHINs, along with the authority to issue policy directives to other health services providers.<span class="apple-converted-space">&nbsp;The </span><em>Patients First Act </em>is a recent development in Ontario health systems reform, and ongoing evaluation is needed to determine the full impact of this policy. While the strengths of the<span class="apple-converted-space">&nbsp;</span><em>Act </em>include its focus on access and accountability for patients, there are significant gaps that remain to be addressed, including the role of LHINs in working with physicians and hospital boards, and in framing equity issues beyond geographical difference to include growing ethnocultural and linguistic diversity.</p> <p class="body"><span lang="FR-CA">La<span class="apple-converted-space">&nbsp;</span><em>Loi de 2016 Donnant la Priorité aux Patients</em><span class="apple-converted-space"><em>&nbsp;</em></span>est l'élément législatif d'une importante réforme structurelle de la gouvernance des systèmes de santé de l'Ontario. Avant 2017, les soins à domicile et en milieu communautaire étaient administrés par les Centres d'accès aux soins communautaires (CASC), des organismes gérés par les réseaux locaux d'intégration des services de santé (RLISS) dans leurs régions respectives. Les CASC et le gouvernement provincial du jour ont fait l'objet de critiques publiques en raison de dépenses inutiles; d'un manque de coordination entre les prestataires de soins de santé; de l'aggravation d'inégalités préexistantes en matière de soins à domicile et en milieu communautaire; et de l'ajout d'un niveau de bureaucratie supplémentaire à un système de santé déjà surchargé. La<span class="apple-converted-space">&nbsp;</span><em>Loi de 2016 Donnant la Priorité aux Patients</em><span class="apple-converted-space"><em>&nbsp;</em></span>a été introduite en 2016 afin de favoriser l'intégration des soins à domicile et en milieu communautaire aux soins primaires. Son deuxième objectif était de permettre aux patients de jouir d'une efficacité, d'une transparence et d'une continuité des soins accrues. Cette réforme organisationnelle a été réalisée en abolissant les CASC et en déléguant leurs fonctions—ainsi que le pouvoir d'émettre des directives aux autres prestataires de soins de santé—aux RLISS. Le plan<span class="apple-converted-space">&nbsp;</span><em>Priorité aux Patients</em><span class="apple-converted-space"><em>&nbsp;</em></span>est une évolution récente dans la réforme des systèmes de santé de l'Ontario; une évaluation continue est nécessaire afin de déterminer le véritable impact de cette politique. Bien que l'importance accordée à l'accès et à la redevabilité envers les patients constitue l'une des forces de la<span class="apple-converted-space">&nbsp;</span><em>Loi</em>, de sérieuses lacunes—concernant notamment le rôle des RLISS auprès des médecins et des conseils d'administration des hôpitaux et la conception des questions d'équité au-delà des différences géographiques afin d'inclure l'accroissement de la diversité linguistique et ethnoculturelle—restent à combler.</span></p> 2019-02-09T10:17:42-05:00 ##submission.copyrightStatement## https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3589 Addressing Critical Gaps in Service Provision for First Nations Children in Canada: The Establishment and Expansion of Jordan’s Principle 2018-12-17T15:33:47-05:00 Alexander Ryan Levesque alexander.levesque@mail.mcgill.ca <p>In 2007, the House of Commons unanimously passed a motion calling for the federal government to adopt Jordan’s Principle. This child-first principle was intended to address jurisdictional disputes over the provision of services for First Nations children. The motion itself was vaguely worded—requiring no funding increases or new services for First Nations children—and allowed the federal government to implement a very narrow interpretation of Jordan’s Principle. This narrowed scope applied only to on-reserve First Nations children with complex health issues and who were caught in a jurisdictional dispute. First Nations advocates then engaged in several legal challenges in order to strengthen and broaden the implementation of Jordan’s Principle. In 2016 the Canadian Human Rights Tribunal (CHRT) ordered the federal government to immediately end discrimination against First Nations children and implement Jordan’s Principle in full. Through subsequent compliance orders the CHRT increased the scope of Jordan’s Principle to include all First Nations children living on or off a reserve—regardless of the presence of medical conditions or a jurisdictional dispute. Jordan’s Principle now has the opportunity to address critical service gaps and increase the well-being of First Nations children throughout Canada. However, it remains to be seen if Canada will fully comply with the CHRT's order, and how the federal government will work with the provinces to implement Jordan’s Principle.</p> <p><em>En 2007, la Chambre des Communes a voté à l'unanimité une motion demandant au gouvernement fédéral d'adopter le Principe de Jordan. Ce principe entend résoudre les conflits de juridictions sur la fourniture des services offerts aux enfants des Premières- Nations. La motion elle-même était rédigée de manière vague—n'imposant aucun coût supplémentaire ni nouveaux services pour les enfants des Premières-Nations—permettant au gouvernement de mettre en œuvre une interprétation restrictive du principe de Jordan. Dans cette interprétation limitée, le principe ne s'applique qu'aux enfants des Premières-Nations vivant dans une réserve, ayant des problèmes de santé complexes problèmes et objets d'un conflit de juridictions. Les défenseurs des Premières-Nations ont alors attaqué en justice afin de renforcer et élargir la portée de la mise en œuvre du Principe de Jordan. En 2016, le Tribunal Canadien des Droits de la Personne (TCDP) a requis que le gouvernement fédéral mette fin à la discrimination contre les enfants des Premières-Nations et mette pleinement en oeuvre le Principe de Jordan. Utilisant des ordonnances de conformité, le TCDP a élargi la portée du Principe de Jordan à tout enfant des Premières-Nations, qu'ils vivent dans une réserve ou non, et indépendamment de leur problème de santé et qu'ils soient pris ou non dans un conflit juridictionnel. Le Principe de Jordan peut désormais combler les lacunes graves dans les services offerts aux enfants des Premières-Nations et ainsi améliorer leur bien-être. Il reste à voir cependant si le Canada se conformera pleinement aux directives du TCDP et comment le gouvernement fédéral travaillera avec les provinces pour mettre en œuvre pleinement le Principe de Jordan. </em></p> 2018-12-17T15:33:47-05:00 ##submission.copyrightStatement## https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/2850 The Establishment of Ontario's Local Health Integration Networks: A Conflation of Regionalization with Integration of Health Services 2018-11-02T09:37:40-04:00 Ga Eun Lee gaeun.lee@mail.mcgill.ca <p>In 2006, Ontario became the last Canadian province to implement health services regionalization with the establishment of Local Health Integration Networks (LHINs). Facing a large health reform agenda to be implemented in a "system" of disconnected health service silos, the Ontario government created the LHINs as a recognition of the need for system change to achieve health reform. As a component of greater provincial health reform goals, the LHINs were specifically designed to integrate health services; however, they may have been implicitly created to shift accountability away from the central government. While some stakeholders supported reform goals of increased health system integration and responsiveness, others opposed the reform stating concern about increased bureaucracy and lack of stakeholder input. Nevertheless, the reform was achieved with the policy framework developed by a government-mandated team and the creation of legislation called the <em>Local Health System Integration Act</em>. To date, no robust evaluations have assessed the causal impact of the LHINs on the integration of the health system in Ontario. The lack of primary care integration and the retention of local health organization boards may have prevented the LHINs from realizing their potential. The decade long experience of the LHINs is a lesson for the <em>Patients First Act&nbsp;</em>enacted in 2016, the next phase of Ontario health care reform involving LHINs as key players.</p> <p><em>L’Ontario est devenue en 2006 la dernière province canadienne à régionaliser ses services de santé avec la mise en place des Réseaux Locaux d’Intégration des Services de Santé (RLISS). Souhaitant mettre en œuvre un programme ambitieux de réformes dans un «&nbsp;système&nbsp;» fractionné de services de santé travaillant séparément, le gouvernement de l’Ontario a créé les RLISS, reconnaissant que la réforme passait par une refonte du système. Le rôle des RLISS comme composante de la réforme de la santé de la province était spécifiquement de faire collaborer les services de santé entre eux; cependant, il est aussi possible qu’ils aient été implicitement créés pour détourner la responsabilité du gouvernement central. La réforme a été bien accueillie par certaines parties prenantes, qui soutenaient les objectifs d’intégration du système et de plus grande flexibilité, mais des voix se sont élevées pour dénoncer le poids accru de la bureaucratie et le manque de consultations des acteurs. Quoiqu’il en soit, la réforme a abouti au développement d’un cadre législatif par une équipe mandatée par le gouvernement et la création d’une législation, </em>la Loi sur l’Intégration du Système de Santé<em>. À ce jour, aucune évaluation de l’effet des RLISS sur l’intégration du système de santé en Ontario n’a été tentée. Le fait que la santé primaire n’ait pas été incluse dans le mandat d’intégration, et le maintien des conseils des organisations sanitaires locales ont sans doute empêché les RLISS de réaliser pleinement leur mission. La loi de 2016 donnant la priorité au patient, prochaine étape de la réforme sanitaire en Ontario, dans laquelle les RLISS jouent un rôle central, peut tirer les leçons des dix ans d’expérience des RLISS.</em></p> 2018-11-02T09:37:39-04:00 ##submission.copyrightStatement## https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3177 Regionalization and the Closure of 52 Hospitals in Rural Saskatchewan 2018-06-27T11:26:53-04:00 Danielle Cazabon danielle.cazabon@mail.mcgill.ca <p>In the early 1990s Canada was in a recession and the government of Saskatchewan felt the pressure of a growing deficit. In 1992, the provincial government decided to reduce the health care budget by 3.3%. The following year, the government undertook regionalization of health care services through the <em>Health Districts Act</em>, with a focus on promoting preventative health care rather than solely treatment-based care. The budget cuts resulted in the closure of 52 rural hospitals, leading to a public outcry. Evaluations of the reform were not able to show a definite detrimental effect on health outcomes in the corresponding communities. Community members expressed increased caregiver burden, travel costs and travel time to the next nearest hospital, and potential inequalities in access to care. When undertaking reform, it is important that government consider the voices of local communities in the decision-making process.</p> <p><em>Au début des années 90, le Canada était en récession et, en Saskatchewan, le déficit budgétaire posait un problème pressant au gouvernement provincial. Celui-ci décida de réduire le budget de la santé de 3,3% en 1992. L’année suivante, le gouvernement mit en place une régionalisation des services de santé fondée sur la</em> Loi sur les Districts de Santé<em>, avec comme objectif de favoriser la prévention par rapport aux soins purement curatifs. 52 hôpitaux ruraux durent fermer à cause des coupes budgétaires, entraînant une réaction de rejet de la part du public. Les évaluations de la réforme n’ont pas pu établir avec certitude une détérioration de la santé dans les communautés concernées. Les habitants des communautés concernées ont exprimé une charge accrue pour les aidants, des coûts et temps de transports plus élevés pour se rendre à l’hôpital le plus proche, et d’éventuelles inégalités d’accès aux soins. Les voix des populations concernées devraient être écoutées lors de la prise de décision sur de telles réformes.</em></p> 2018-06-27T11:24:54-04:00 ##submission.copyrightStatement##