Health Reform Observer – Observatoire des Réformes de Santé https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors <p><em>Health Reform Observer – Observatoire des Réformes de Santé</em>&nbsp;is an open access, peer-reviewed, online journal, edited by leading health system researchers from across Canada.&nbsp; HRO-ORS publishes descriptive and comparative analyses of important Canadian health reforms – what happened, how, why, and with what impact. The journal aims to be a bridge between scholars and decision-makers and is successful in reaching top-level health system policymakers and stakeholders across Canada.</p> <p><em>Health Reform Observer - Observatoire des Réformes de Santé</em> est un journal en ligne, gratuit, à comité de lecture, édité par un groupe d'experts en recherche sur les systèmes de santé, de tout le Canada. HRO-ORS publie des analyses descriptives et comparatives des réformes de santé majeures au Canada : ce qui s'est passé, comment, pourquoi, et avec quelles conséquences. Le journal veut être un lien entre les chercheurs et les politiques et est lu par les décideurs au plus haut niveau ainsi que par les parties prenantes dans tout le pays.</p> <p><a href="http://dx.doi.org/10.13162/issn.2291-6369">http://dx.doi.org/10.13162/issn.2291-6369</a></p> <p><a class="twitter-follow-button" href="https://twitter.com/hro_ors" data-show-count="false">Follow @hro_ors</a>
</p> <pre class="url">&nbsp;</pre> en-US <p>Authors who publish with this journal agree to the following terms:</p> <ol> <li class="show">Authors retain copyright and grant the journal right of first publication with the work simultaneously licensed under a <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/" target="_blank" rel="noopener">Creative Commons Attribution License</a> that allows others to share the work with an acknowledgement of the work's authorship and initial publication in this journal.</li> <li class="show">Authors are able to enter into separate, additional contractual arrangements for the non-exclusive distribution of the journal's published version of the work (e.g., post it to an institutional repository or publish it in a book), with an acknowledgement of its initial publication in this journal.</li> <li class="show">Authors are permitted and encouraged to post their work online (e.g., in institutional repositories or on their website) prior to and during the submission process, as it can lead to productive exchanges, as well as earlier and greater citation of published work (see <a href="http://opcit.eprints.org/oacitation-biblio.html" target="_blank" rel="noopener">The Effect of Open Access</a>).</li> </ol> hro_ors@mcmaster.ca (Nancy Johnson) hro_ors@mcmaster.ca (Nancy Johnson) Mon, 07 Oct 2019 08:00:12 -0400 OJS 3.1.1.0 http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss 60 Improving Access to Family Medicine in Quebec through Quotas and Numerical Targets https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3886 <p>Despite various health reforms over the last 20 years, access to primary care remained stagnant in Québec, and in 2014 the province had the highest proportion of residents in Canada without a family physician. In November 2014, the Québec Minister of Health and Social Services introduced Bill 20, <em>An Act to promote access to family medicine and specialized medicine services and to amend various legislative provisions relating to assisted procreation</em>. Bill 20 aimed to increase access to family medicine through a system of quotas of registered patients and penalties for family physicians. Health system user support groups and the governmental advisory group on women's rights supported Bill 20's approach to ensure the rights of system users to access family physicians. However, the union of general practitioners was strongly against the bill due to the clash between the minister's reliance on numbers and the realities of family practice. The union of general practitioners entered negotiations with the minister and while Bill 20 was legalized in 2015, it was agreed that family physicians would be excused from the bill as long as they reached two targets at the end of December 2017: 1) 85% of Québecers must have a family doctor and 2) family doctors must ensure the patients registered to them see them, and not other doctors, 80% of the time. The targets were not met at the end of December 2017 but the quota system in Bill 20 has yet to be implemented.</p> <p><span lang="FR-CA"><em>Malgré diverses réformes de la santé au cours des 20 dernières années, l'accès aux soins primaires est demeuré stagnant au Québec et en 2014, la province affichait la plus forte proportion au Canada de résidents sans médecin de famille. En novembre 2014, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec a présenté le projet de loi 20,</em> Loi favorisant l'accès aux services de médecine familiale et de médecine spécialisée et modifiant diverses dispositions législatives en matière de procréation assistée. <em>Le projet de loi 20 visait à accroître l'accès à la médecine familiale grâce à un système de quotas de patients inscrits et de pénalités pour les médecins de famille ne se conformant pas à ces quotas. Les groupes d'usagers du système de santé et le groupe consultatif gouvernemental sur les droits des femmes ont appuyé l'approche du projet de loi 20. En contraste, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec s'est vivement opposée au projet de loi, arguant que les quotas qui seraient imposés ne tenaient pas compte des contraintes structurelles imposées sur la pratique de la médecine familiale, elles-mêmes issues de mandats gouvernementaux. Le syndicat des médecins généralistes a entamé des négociations avec le ministre et, bien que le projet de loi 20 ait été légalisé en 2015, il a été convenu que les médecins de famille seraient dispensés de l'application du projet de loi à condition d'atteindre deux objectifs à la fin du mois de décembre 2017: 1) tous les Québécois devaient avoir un médecin de famille et 2) les médecins de famille devaient s'assurer que 80% des visites à un médecin d'un patient soient avec le médecin avec lequel ils sont inscrits. Bien que les objectifs n'aient pas été atteints à la fin de décembre 2017, le système de quotas prévu dans le projet de loi 20 n'a pas encore été mis en œuvre.</em></span></p> Ga Eun Lee, MScPH, Amélie Quesnel-Vallée ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0 https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3886 Wed, 09 Oct 2019 05:53:27 -0400 Denied the Right to Health Care https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3889 <p>In June 2018, Immigration, Refugees, and Citizenship Canada (IRCC) enacted changes to the medical inadmissibility provision (section 38(1)(c)) of the <em>Immigration and Refugee Protection Act</em> (IRPA) in the form of a temporary public policy. These consisted of raising the cost threshold for defining "excessive demand," and narrowing the scope of "social services" eligible to be deemed a burden to the state when considering temporary and permanent residency applications to Canada. Reasons cited for the proposed changes included promoting the inclusion of applicants with disabilities (such as children in need of special education) and of applicants requiring costly prescription drugs (such as HIV-positive individuals). Although impacts at this stage are preliminary, these amendments are expected to greatly decrease the number of medical inadmissibility findings issued to permanent and temporary residence applicants on a yearly basis. This reform occurred in the context of mounting societal and political pressures calling for a more humanitarian approach to immigration policy. It illustrates important tensions underlying the state's obligation to protect the collective good of society while navigating the ethical implications of exclusionary immigration measures.</p> <p class="Standard"><em><span lang="EN-IN">En juin 2018, Immigration, Refugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a apporté des changements à la politique d'interdiction de territoire pour motifs sanitaires (section 38(1)(c)) de la </span></em><span lang="EN-IN">Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés</span><em><span lang="EN-IN">, sous la forme d'une politique publique temporaire. Ces changements consistaient à augmenter le seuil de coûts servant à définir un "fardeau excessif," ainsi qu'à réduire le périmètre de définition des "services sociaux" susceptibles d'être perçus comme représentant une charge financière pour l'État lors de l'évaluation des demandes de statut de résidence temporaire ou permanente au Canada.&nbsp; La promotion de l'inclusion des individus souffrant de handicaps (tels que les enfants ayant besoin d'un enseignement spécialisé) et des personnes nécessitant des ordonnances coûteuses (telles que les personnes séropositives) faisaient parie des raisons invoquées pour les changements proposés. Bien qu'il soit trop tôt pour en mesurer les effets, ces modifications pourraient considérablement réduire le nombre d'interdictions de territoire pour motifs sanitaires émises chaque année à l'encontre des demandeurs de résidence permanente et temporaire. Des pressions sociales et politiques croissantes pour une approche plus humanitaire de la politique d'immigration canadienne ont créé&nbsp; un contexte favorable pour cette réforme. Celle-ci illustre les tensions importantes&nbsp; entre l'obligation de l'État de protéger le bien-être collectif de la société et les implications éthiques des pratiques d'immigration restrictives.</span></em></p> <p>&nbsp;</p> Kariane St-Denis ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0 https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3889 Mon, 07 Oct 2019 08:00:52 -0400 Amalgamating Provincial Health Authorities https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/4046 <p>Reflecting the shift away from regionalized health governance in Canada's provinces, the Nova Scotia government consolidated its nine Distinct Health Authorities into the single Nova Scotia Health Authority as of 1 April 2015. Regionalized health administration had originally been expected to produce economic efficiencies but, after two decades, a fragmented system of health governance was increasingly perceived as inflexible, uneven, and expensive. A more centralized system was presented as a means of reducing administrative costs, promoting scale economies, allowing greater flexibility, and facilitating standardization, which would in turn lead to significant savings. Five years on, however, the expected cost savings have not materialized. While there has been more success in standardization of services, not all attempts at standardization have led to greater efficiency. Evidence for greater flexibility is mixed. Problems with amalgamating health authorities include opportunity costs incurred by thoroughgoing reform, ambiguous and diminished accountability, administrative bottlenecks, decreased responsiveness, and poor working relationships with health care professionals leading to issues of access to health care services.</p> <p><em>Suivant le mouvement de dé-régionalisation amorcé dans d'autres provinces canadiennes, le gouvernement de Nouvelle Écosse a consolidé ses neuf Autorités de Santé Distinctes en une seule autorité sanitaire le 1er avril 2015. Initialement, l'attente était que la régionalisation de l'administration sanitaire apporterait des gains d'efficience, mais, après deux décennies, les systèmes fragmentés de gouvernance de la santé ont été perçus comme rigides, injustes et coûteux. Recentraliser le système a été présenté comme un moyen de réduire les coûts administratifs, de promouvoir des économies d'échelle, de permettre une plus grande flexibilité, et de faciliter la standardisation pour générer des économies substantielles. Après cinq années, cependant, les économies attendues ne se sont pas matérialisées. Même si la standardisation des services a été plus réussie, il n'en reste pas moins que la standardisation n'a pas toujours amélioré l'efficience. L'évidence empirique sur l'amélioration de la flexibilité est tiède. Parmi les problèmes liés à la consolidation des autorités sanitaires, on peut citer des coûts d'opportunité liés à la mise en place de la réforme, une moindre transparence comptable, des goulots d'étranglement administratifs, une moindre attention aux attentes des usagers, et des relations détériorées avec les professionels de santé amenant des problèmes d'accès aux soins.</em></p> Katherine Fierlbeck ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0 https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/4046 Wed, 25 Sep 2019 06:32:27 -0400 Deregulating Naloxone to Combat Opioid-Related Overdoses in British Columbia https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3977 <p>British Columbia fully unscheduled the opioid overdose-reversing drug known as naloxone on 21 September 2016 in an attempt to reduce opioid overdose-related mortality. Having a large population of injectable drug users, the move represents just one harm reduction initiative out of many the province has executed over the years. The change was intended to remove any regulatory barriers to the drug, thereby granting users, their peers, and public health organizations greater access. Given the devastating impacts of the opioid crisis in North America, particularly the Western coast, the political climate favoured the quick and unopposed implementation of this reform. The move was supported by physicians and pharmacists alike, who recognized the importance of harm reduction strategies alongside the availability of proper training. While no evaluation has been completed, anecdotal evidence from paramedics has suggested that illicit, off-label uses of naloxone are on the rise, posing a potential moral hazard of increased availability.</p> <p class="western" align="justify"><em>La Colombie-Britannique a rendu la naloxone, un antagoniste d'opiacés, disponible en vente libre le 21 septembre 2016, dans l'objectif de réduire le taux de mortalité par surdose d'opiacés. Cette décision ne représente qu'une parcelle de l'initiative de réduction des méfaits déjà enclenchée par la province au cours des dernières années, compte tenu du vaste nombre d'utilisateurs de drogues injectables. Ce changement avait pour objectif premier de faciliter l'accès au médicament, tant pour les utilisateurs que pour leurs pairs ou encore les organisations de santé publique. Considérant les conséquences importantes de la crise des opiacés en Amérique du Nord, particulièrement sur la côte ouest, le climat politique était favorable à la mise en place rapide et sans ambages de cette réforme. Cette dernière a autant été appuyée par les médecins que par les pharmaciens, qui reconnaissent l'importance des stratégies de réduction des méfaits, ainsi que d'une formation adéquate des utilisateurs. Malgré l'absence d'évaluation formelle de cette réforme, une augmentation de l'utilisation illicite et non-indiquée de la naloxone a été rapportée par les premiers répondants, ce qui pourrait poser un risque moral quant à son accessibilité.</em></p> Kody Crowell ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0 https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3977 Mon, 23 Sep 2019 08:43:40 -0400 Decriminalizing Payment of Gamete Donors and Surrogates in Canada https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3822 <p>On 29 May 2018, the Liberal MP Anthony Housefather tabled Bill C-404 titled <em>An Act to amend the Assisted Human Reproduction Act</em> which seeks to decriminalize the payment of gamete donors and surrogates across Canada. Although Prime Minister Justin Trudeau indicated the importance of having a societal debate on the subject, the bill was read only once by the House of Commons before it died on the Order Paper. Bill C-404 aimed to increase the number of Canadian gamete donors and surrogates to fulfill Canada's domestic needs, which are purportedly not being met because of a lack of economic incentives on the supply side and the existence of a grey market that deters some Canadians in acting as donors or surrogates and causes intending parents to fear being criminally sanctioned if the reimbursement they pay is deemed unrelated or unreasonable. While Bill C-404 has not been adopted by Parliament, this paper seeks to analyze the policy tensions at the heart of the decriminalization of payment of donors and surrogates—tensions that may well resurface in the future. As long as the alleged shortage of donors and surrogates persists, stakeholders are likely to continue to advocate for legislative change.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p> <p><em>Le 29 mai 2018, le député libéral Anthony Housefather a déposé le projet de loi C-404 intitulé </em>Loi modifiant la Loi sur la procréation assistée<em>, qui vise à décriminaliser le paiement des donneurs de gamètes et des mères porteuses au Canada. Bien que le premier ministre Justin Trudeau ait souligné l'importance d'avoir un débat de société sur le sujet, le projet de loi n'a été lu qu'une seule fois par la Chambre des communes avant de mourir au feuilleton. Le projet de loi C-404 visait à augmenter le nombre de donneurs de gamètes et de mères porteuses pour répondre aux besoins intérieurs du Canada qui ne seraient pas satisfaits en raison du manque d'incitatifs économiques et de l'existence d'un marché gris qui dissuade certains Canadiens d'agir comme donneurs ou mères porteuses et qui fait en sorte que les parents craignent de possibles sanctions criminelles si le remboursement qu'ils offrent est jugé non-relié ou déraisonnable. Bien que le projet de loi C-404 n'ait pas été adopté par le Parlement, le présent document cherche à analyser les tensions politiques qui sont au coeur de la décriminalisation de la rémunération des donneurs et des mères porteuses</em>—<em>tensions qui pourraient bien réapparaître dans l'avenir, car la pénurie alléguée de donneurs et de mères porteuses est susceptible de persister et il est probable que les intervenants continueront à plaider pour un changement législatif.</em></p> Anne-Isabelle Cloutier ##submission.copyrightStatement## http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0 https://mulpress.mcmaster.ca/hro-ors/article/view/3822 Wed, 04 Sep 2019 09:28:18 -0400